APB 2016 : le piège des vœux groupés

Grosse nouveauté pour cette année sur Admission Post Bac : le vœu groupé. Ce système qui était réservé aux facultés de médecine a été élargi aux licences de Staps, droit et psychologie. Attention aux mauvaises surprises.

Le ministère de l'Education nationale a trouvé la parade pour affecter le plus de candidats possible dans la filière universitaire de leur choix. Pour les filières les plus demandées (Staps, psycho, droit) et bien évidemment médecine, les candidats, devront faire des vœux groupés sur APB, et classer les universités de leur région ou leur académie. Si un candidat parisien veut faire du droit par exemple, il devra classer les universités de la région Ile-de-France dans ses sous-voeux. Et même s'il a par exemple classé l'Université d'Assas en premier, il pourra être automatiquement affecté à l'Université d'Orsay (Essonne) ou à Cergy-Pontoise. Pas forcément à coté de chez lui donc. Il faudra être sûr de son choix avant de mettre en premier voeu ces licences. L'idée du ministère de l'Éducation nationale? Éviter les étudiants sans fac de l'été 2015 qui avaient fait la une des médias.

Un bachelier lillois pourra être affecté à Arras ou St Omer

Pour l'Unef, cette réforme est une bonne chose car «APB prend désormais en compte non pas l'établissement mais la filière choisie par le candidat, ce qui nous semble plus logique», affirme Cassandre Bliot, responsable des questions universitaires au syndicat étudiant. Toutefois, cela impliquera plus de mobilité. «Un bachelier lillois pourra être affecté à Arras ou St Omer, il aura plus de temps de transport, mais il devra aussi parfois trouver un logement dans une autre ville que celle où il habitait». Lors de la conférence de presse du 8 décembre, Najat Vallaud-Belkacem avait annoncé que des aides seraient apportées aux étudiants affectés loin de chez eux. «Une annonce qui n'a pas été suivie d'effets concrets en matière de bourse, de logement ou d'aide aux transports», regrette l'Unef. Par ailleurs, ce vœu groupé ne résoudra pas forcément tous les problèmes de place. «En Staps par exemple, les universités sont pleines partout», note Cassandre Bliot.

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